Samedi 04/07/2009

Publié le par Travailleurs Sans-papiers de Bordeaux

Compte rendu de la réunion du Collectif des Travailleurs Sans Papiers Bordelais

Local de l’Asti. Samedi 04/07/2009 - 16h

 

Présents : 11 travailleurs – PC : Nathalie – LDH : Jean-Claude – A titre individuel : Brigitte ; Antoine –                                   

                  Asti : Sylvie ; Gérard ; Fred ; Jeanine.

 

- Audience du 03/07/2009 :

 

     Mardi 30/06/09 : une réunion préparatoire à l’audience s’est tenue à la mairie de Bègles entre les assistantes parlementaires de M. Delaunay et N. Mamère, l’attaché du groupe communiste au Conseil Général et deux membres de l’ASTI, afin de définir le contenu et les prises de parole pour  l’audience du 03/07.

    Ont donc été reçus, par le préfet en personne M. Schmitt, M. Delaunay (PS), N. Mamère (Verts), M. Paris (PC), Maître Cesso, avocat de l’IDE, et F. Alfos (représentant des collectifs de travailleurs sans papiers).

Le préfet s’est montré attentif et ouvert lors de la discussion.

     Voici les principales informations qui sont ressorties de cet entretien :

- Le ministère de l’immigration a demandé au préfet une liste des métiers en tension dans la région Aquitaine pour élargir la liste des métiers autorisés. M. Schmitt lui a signalé le secteur du bâtiment, conscient que malgré le chômage existant en France les demandeurs d’emploi français ne se dirigeaient pas facilement vers cette activité.

- D’autres secteurs seront prochainement définis pour la région

- M. Delaunay a insisté sur les emplois concernant la restauration. Le préfet, avant de répondre, prendra des informations auprès des services et syndicats compétents en la matière.

- Pour les services à la personne, il considère que ce sont des emplois peu qualifiés en priorité réservés aux chômeurs (français ou aux étrangers en situation régulière).

- A la question posée concernant les 160 et quelques métiers ouverts aux bulgares et roumains, susceptibles d’être ouverts également aux membres des pays tiers, il n’a pas donné de réponse.

- Le préfet a insisté sur la nécessité de réunir, pour aspirer à une régularisation, les conditions suivantes :

                        Un CDI récent (il conviendrait que les travailleurs du collectif ayant déposé des demandes de régularisation refassent faire leur contrat par leur employeur en en changeant juste la date)

                        Une ancienneté sur le territoire d’au moins 5 ans

                        Une vraie motivation de l’employeur (présence, par exemple, lors du dépôt de dossier à la préfecture)

                        Des preuves de l’intégration réelle du demandeur

! L’exigence posée jusqu’à présent d’être en possession de 12 bulletins de salaire consécutifs, précédant la demande de régularisation, ne lui semble pas être impérative  si les conditions décrites ci-dessus sont remplies et qu’il y a effectivement bulletins de salaire.

 

à M. Schmitt va donner des instructions concernant tous ces points à ses services.

 

- Il s’est engagé à fournir sous huitaine la liste des métiers en tension retenus pour l’Aquitaine

- M. Schmitt n’envisage pas que M. Juzanx (chef du bureau des étrangers) examine en l’absence des intéressés leurs dossiers. On peut donc supposer que des rendez-vous seront pris pour évoquer chacun d’eux ou un groupe de dossiers. Nous comptons le contacter d’ici une quinzaine de jours pour en définir les modalités.

- La liste des noms de tous les demandeurs (non régularisés à ce jour) dont le dossier a été déposé lui a été laissée.

- Pour les algériens et tunisiens, pas d’information particulière : le télégramme du ministère stipulait que pour les métiers en tension, il pouvait être envisagé pour eux aussi d’examiner une demande de régularisation par le travail déposée…

- Pour les travailleurs ayant travaillé ou travaillant au noir, la situation semble plus problématique, le vœu du préfet étant de dépister et punir les employeurs en situation illégale par rapport à leur personnel.

 

 

 

     Un grand merci aux élus présents (et à ceux qui ont œuvré pour que cette action soit possible) qui ont su dégager du temps dans leurs plannings surchargés pour soutenir ensemble les travailleurs. Un double merci à eux : leurs interventions se sont limitées à cette cause (bien que le préfet ait soulevé la question des familles pour lesquelles il semble aussi ouvert à un examen attentif) et ils ont laissé toute la place nécessaire à Frédéric, représentant des collectifs, qui a pu développer ses questions et arguments avec leur appui.

 

- Pistes de réflexion lancées pour être examinées samedi prochain, 10/07/09 :

   

        Selon le procédé qui sera retenu par la préfecture pour réexaminer les dossiers, il faudra déterminer dans quel ordre ils seront présentés. Des propositions ont été suggérées par les travailleurs : ancienneté du dépôt ; participation aux réunions du collectif qui a su faire vivre, connaître le Collectif des Travailleurs Sans Papiers, lui permettant ainsi d’être rejoint par des soutiens, reconnu par les partis politiques et syndicats qui l’ont accueilli dans diverses manifestations, de voir s’impliquer de façon très active des élus de tous bords et de tous niveaux d’influence. Et au bout du compte qui a réussi à obtenir, par leur intermédiaire, cette audience tant attendue ….. depuis le 11/12/2008 !

 

       Planète Bassens :

     Cette manifestation aura lieu le 26 août à Bassens. Objectif : mettre en valeur la citoyenneté, la solidarité locale et internationale et le refus des discriminations ou exclusions. Les collectifs y sont conviés. Gérard a lancé l’idée de réfléchir à d’autres modes d’actions et d’interventions que ceux que nous avions mis en œuvre à Planète Floirac en 2008. Alors, que chacun secoue ses méninges !!! Le but étant de faire prendre conscience au public de Planète de l’existence du collectif, de son action depuis un an, de la dure réalité du quotidien d’un sans papier et du courage qu’il faut pour sortir de l’ombre.

Samedi prochain, on sera en mesure de faire des enregistrements de témoignages, interventions … qui pourront servir pour l’occasion.

 

- Remarque :

 

     On ne doit pas, malgré ces nouvelles apparemment encourageantes, mettre de côté les autres réalités :

- les contrôles de papiers semblent s’intensifier.

- les lettres de la SPAF pour convocation à l’aéroport se multiplient.

 

    

Donc, on reste vigilants … On continue … Vacances ou pas … il y a du pain sur la planche !

 

C’est pourquoi, on se dit, comme d’habitude : à la

 

PROCHAINE REUNION DES COLLECTIFS

 

SAMEDI 11 JUILLET À 16H - LOCAUX DE L’ASTI

(10 rue Causserouge à Bordeaux)

Publié dans Comptes Rendus

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